Personnes handicapées : le gouvernement fixe sa feuille de route…

« Penser, concevoir, coordonner et mettre en œuvre l’ensemble des politiques publiques » en matière de handicap. C’est l’objectif fixé par le Comité interministériel du handicap (CIH) qui s’est réuni, le 20 septembre, à l’initiative d’Edouard Philippe et de Sophie Cluzel, conformément à la volonté du Président de la République de faire de cette question l’une des priorités de son quinquennat. Focus sur quelques-unes d’entre elles, qui ont vocation à être mises en œuvre dès 2018, dans le cadre de plans ministériels.

Le gouvernement s’engage, en premier lieu, à augmenter progressivement l’allocation aux adultes handicapés (AAH), actuellement fixée à 810,19€. Celle-ci sera revalorisée en deux temps : au 1er novembre 2018, elle atteindra 860€ et 900€ un an plus tard. Cette mesure devrait aussi s’accompagner d’une modernisation des outils de traitements des demandes des MDPH. Le gouvernement prévoit, en effet, d’accélérer le déploiement du nouveau système d’information de ces structures.

250 unités localisées pour l’inclusion scolaire dans les lycées seront créées sur cinq ans, avec la volonté « d’améliorer la montée pédagogique des élèves ». Le gouvernement souhaite par ailleurs transformer les modalités d’accompagnement des élèves et professionnaliser les accompagnants pour gagner en qualité.

Le gouvernement veut réduire l’écart entre le taux de chômage des personnes handicapées et celui des personnes valides. Selon lui, le taux de chômage des personnes handicapées est, en effet, deux fois supérieur à la moyenne nationale. Il entend, en outre, rénover le dispositif de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés afin, notamment, de développer l’emploi direct. Il s’agirait de la « transformer en levier pour une entreprise plus humaine, plus responsable et plus performante ».

Le CIH prévoit aussi de généraliser la démarche « une réponse accompagnée pour tous »d’ici à 2018, en mobilisant l’ensemble des acteurs territoriaux de la politique du handicap (financeurs, gestionnaires, MDPH…) Objectif : « sortir d’une logique de places pour entrer dans une logique de parcours accompagné » et garantir l’effectivité des orientations. Un soutien sera aussi donné à l’adaptation de l’offre d’accompagnement pour permettre à cette dernière d’être « plus inclusive et plus souple ». Le but est in fine, de s’adapter à la prise en compte des situations individuelles, notamment les plus complexes.

Enfin, il a indiqué vouloir « faire aboutir la réforme de la tarification des établissements et services sociaux et médico-sociaux accueillant des personnes handicapées ».​​

Lire l’article paru le 21.09.17 – Hospimédia.