Cinéma : « Hors Normes » à ne pas manquer

Le film « Hors normes » dépeint une réalité trop peu connue du grand public.
Ce film parle du combat de femmes et d’hommes et surtout de 2 associations.

Ce combat c’est celui de l’inclusion des personnes autistes dans notre société.
« Hors normes » dénonce d’une certaine manière les faiblesses actuelles du système.

Qu’en est-il en 2019 de l’inclusion et de la qualité d’accueil des personnes en difficultés intellectuelles en France ?

Les « oubliés » de l’Autisme appel à la Solidarité Nationale. Liste d’attente importante pour avoir accès aux services adaptés. Rupture d’accompagnement.
Travailler ensemble, poser les armes, et investir (moyens financiers). Ne pas se laisser bercer d’illusions…ni aveugler par le Trouble du Spectre de l’Autisme, qui par définition rassemble une grande variété d’évolutions, de profils et de besoins.
Malgré des progrès indéniables en matière d’interventions et une meilleure prise en compte des connaissances sur l’autisme, des enfants, adolescents et adultes autistes restent  » récalcitrants » aux interventions recommandées. La recherche doit s’y intéresser.
Le déficit d’offre adapté, sur le long terme ( vie entière), rend l’accès à tous aléatoire, partiel, voire absent. Précocité, permanence et qualité des interventions sont encore très insuffisantes. Listes d’attente importante aux « portes » des services notifiés par les MDPH, rupture d’accompagnement, solutions partielles, sous-dotation et/ou mal-formation des services, sont les maltraitances du quotidien, vécues dans un silence assourdissant. Merci aux réalisateurs et acteurs de « Hors Norme » d’ouvrir une fenêtre pour rendre visible l’indicible. Ceux qui le vivent, peuvent même dire que c’est encore pire en vrai!
Il est urgent d’investir massivement: ces personnes autistes, que l’on appelle autistes sévères (intensité de l’autisme et pathologies associés tels que la déficience intellectuelle, troubles du sommeil, de l’alimentation, dépendance dans tous les actes de la vie quotidienne, prévention et gestion des comportements problèmes et du suivi somatique, de tous les instants) ont besoin d’un accompagnement humain important et de haute technicité.
Pour les jeunes présentés dans le film, c’est 170 000 € par an , pour un adulte accompagné en Foyer d’Accueil Médicalisé c’est plus souvent 80 000 par an, ce qui dans certaines situations est insuffisant. Ce n’est une question de bâti, d’institution ou pas, mais une question de moyens humains qualifiés et pérennes (donc un investissement financier) …mis au service de la qualité de vie des personnes concernées et de leurs familles. ( par Sophie Biette)

Ne manquez pas ce film.

 

Lisez l’interview de Sophie Biette par Hospimedia d’Emmanuelle Deleplace, publié le 23/10/2019
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Retrouvez l’interview d’Eric Toledano en exclusivité, réalisateur du film en duo avec Olivier Nakache sur le site de l’Unapei 

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